Anderlecht accueille pas moins de neuf musées dans sa commune. Les amoureux des belles lettres auront le choix entre le Musée de la Maison d’Erasme et celle du poète Maurice Carême. Les scientifiques ne pourront ignorer le Musée universitaire de la Médecine et le Musée d’Anatomie et d’Embryologie humaines. Les passionnés d’histoire aimeront découvrir les traces du passé au Moulin du Luizenmolen, au Béguinage ou au Musée National de la Résistance (fermé temporairement). Les artistes se laisseront surprendre par le Hall of Fame, immense «musée à ciel ouvert» de peintures murales.
Quant aux gastronomes et fins goûteurs, ils se rendront au Musée de la Gueuze – Brasserie Cantillon pour y découvrir les secrets de fabrication et s’aventurer à quelques dégustations.
Bonnes découvertes !
L’architecture et le patrimoine
Art déco & Modernisme à Anderlecht |
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L’Art déco est le style le plus présent à quartiers anderlechtois. Durant l’entre-deux-guerres, des quartiers Art déco entiers sortent de terre. Le quartier du Meir en est un très bel exemple, ainsi que les cités-jardins édifiées entre 1920 et 1930. De grands noms de l’architecture et des maisons remarquables vous étonneront dans le lien ci-dessous. Consultez et téléchargez la brochure « Art déco & Modernisme à Anderlecht » |
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Collégiale Saints-Pierre-et-GuidonPlace de la Vaillance
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Joyau architectural classé dont l’architecture combine harmonieusement les styles roman et gothique. A la fin du XIe siècle et au début du XIIe siècle s’érige une église romane dédiée à Saint-Pierre, dont l’empreinte est encore visible dans la crypte. La collégiale gothique en forme de croix latine a été érigée de 1350 à 1527. Des travaux de restauration minutieux ont eu lieu au XIXe siècle révélant un ensemble de peintures murales dont certaines remontent aux XVe et XVIe siècles. Le plus ancien vitrail date du dernier quart du XVe siècle. Un voyage à travers les siècles. En savoir plus ? |
Maison communalePlace du Conseil, 1 |
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Érigé entre 1877 et 1879 par l'architecte Jules-Jacques Van Ysendyck, ce bâtiment est un magnifique exemple du style néo-Renaissance. Les intérieurs, conçus par Charles-Albert, peintre-décorateur, sont tout aussi remarquables. Le grand vitrail de l'escalier d'honneur, réalisé par Henri Dobbelaere, ajoute une touche de lumière et de couleur à l'ensemble. Classé en 1995, ce bâtiment est un véritable trésor architectural. Les salles du Collège et du Conseil présentent une grande homogénéité de décor. Une toile peinte par Charle-Albert représentant la bataille de Bruxelles (1695) décore la salle du Collège. En savoir plus ? |
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Cimetière du Vogelenzang |
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Inauguré en 1954, ce cimetière s'étend sur 18 hectares, offrant un écrin de verdure et de paix. Plus de 50 000 tombes et monuments funéraires témoignent de l'histoire de la commune. Ses 64 pelouses, dont 4 pelouses d'honneur et 4 réservées aux victimes de guerre, sont aménagées sur un plateau arboré. Ne manquez pas la pelouse 61 où des monuments funéraires des siècles passés d’une esthétique indéniable proviennent de l’ancien cimetière. De nombreuses œuvres d'art, telles que des sculptures et des bas-reliefs, viennent enrichir ce lieu de recueillement. Le cimetière est aussi un lieu de promenade, où l'on peut admirer la diversité de la flore et de la faune. En savoir plus ? |
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AbattoirRue Ropsy Chaudron, 24
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Inaugurés en 1890, ces anciens abattoirs, conçus par l'architecte Émile Tirou, s'inspirent de la célèbre Grande Halle de la Villette à Paris. Étendus sur 12 hectares, ils constituent un véritable joyau de l'architecture industrielle du XIXe siècle. Cette halle monumentale, entièrement construite en fer, fonte et verre, présente un plan carré de 100 mètres de côté. Ses fondations profondes, soutenant une cave voûtée, témoignent de l'ingénierie remarquable de l'époque. Aujourd'hui réinventé, ce lieu historique accueille un marché couvert animé les week-ends (Foodmet), un afterwork festif le jeudi (Boeremet), ainsi que de nombreuses autres activités pour tous les âges, comme la ferme aquaponique BIGH, des petits snacks savoureux et bien d’autres activités et festivités surprenantes. Accessible dans la plupart des endroits En savoir plus ? |
Justice de PaixPlace de la Résistance, 3 |
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C’est Louis S’Jonghers qui édifie les plans de l’édifice d’inspiration néo-renaissance inauguré en 1897. Il dessine aussi la décoration intérieure comme celle de la salle d’audience qui est un chef d’oeuvre de la décoration d’intérieur bruxelloise de la fin du XIXe siècle. Remarquez le plafond soutenu par des poutrelles d’acier ornementées, le mobilier d’époque est significatif du décorum fin de siècle lié à la fonction et les deux grands vitraux typiques. Sur le fronton, apparaissent les noms et les armoiries des communes qui, à l’origine, faisait partie du Canton d’Anderlecht. La place de la Résistance (ex place Wayez) présente un édifice public monumental d’Anderlecht : la Justice de Paix, édifice d’inspiration néo-Renaissance, inauguré le 15 février 1897. L’importance industrielle et économique prise par la commune à la fin du XIXe siècle lui vaut d’être désignée par la loi du 27 mai 1890 comme chef-lieu de canton de justice de paix.
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Ancienne propriété VandenpeereboomPlace de la Vaillance, 17 |
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| En 1890, Jules Vandenpeereboom (1843-1917), ministre d’Etat édifia une maison patricienne dans le style du XVIe siècle. Remarquez le porche d’entrée du XVIIIe siècle. L’habitation, la vieille cour pavée et l’ancien puits surmonté d’une ferronnerie d’art, copie d’une oeuvre du Musée de Cluny, ont été conservées. Jules Vandenpeereboom légua sa propriété et ses collections à l’État belge, à la condition que le lieu reste accessible au public. En 1977, le Ministère de la Culture flamande restaura la maison pour y loger l’académie des Beaux-Arts néerlandophone, l’« Academie voor Beeldende Kunsten ». Entrée libre de 10h à 12h30 et de 13h30 à 16h30.
Accessibilité : le rez-de-chaussée (bureaux et ateliers) est accessible ainsi que 2 parkings voitures PMR prévus près de l’entrée du garage
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Ancienne Société coopérative d’Assurances La Prévoyance SocialeActuellement Service Public Fédéral sécurité sociale - DG – victimes de guerre – service archives et documentation Square de l’Aviation 29 – 33 et Rue Lambert Crickx 2 |
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Les premières pierres de cet immeuble de bureaux « Art nouveau tardif » ont été posées en 1911 et 1927 . Les plans émanent de l’architecte Richard Pringiers, collaborateur de Victor Horta. De 1930 à 1933, la société commanditaire fait appel aux architectes Fernand et Maxime Brunfaut : le bâtiment d’angle est transformé en raison d’une réorganisation intérieure et un nouvel immeuble de rapport Art déco et Moderniste style Paquebot (pour les 2 premiers niveaux et en partie le 3e) est construit en 1931 – 1932. Par la même occasion, les architectes en conçoivent la décoration intérieure et le mobilier. Classé en 1993, des restaurations et réaménagements importants ont eu lieu de 1998 à 2004 par le bureau d’architecture Cooparch-RU. Les 2 premiers niveaux ont été restaurés à l’identique. A observer à partir de l’espace public et le rez-de-chaussée est visitable En savoir plus?
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Ancienne Ecole de médecine Vétérinaire de CureghemRue des Vétérinaires 41-51 et Rue Docteur Kuborn, 6-8 |
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Érigé en 1909 par l'architecte J.-B. Seroen, ce bâtiment de style Renaissance flamande a été classé en 1990. Après avoir abrité l'École des Vétérinaires de 1909 à 1991, il a connu une nouvelle vie en 2018. Entièrement restauré, il accueille aujourd'hui "The Faculty", un espace dynamique dédié aux affaires et aux congrès. Avec ses 3000 m² de surface, il propose des espaces de co-working, des salles de séminaires et un restaurant, offrant un cadre unique pour travailler et se réunir. Un lieu où histoire et modernité se rencontrent. En savoir plus ?
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Ecluse n°10 et déversoir d’AaAu coin de la rue des Bateliers et du quai de Veeweyde & quai d’AA (en face de l’écluse n°10) |
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L’écluse d’Anderlecht, construire dans sa configuration actuelle en 1932, est un des ouvrages d’art du canal Bruxelles-Charleroi et de la Senne. L’infrastructure a été rénovée en 2010 et les portes de l’écluse ont été remplacées en 2016. En savoir plus ? |
Grotte de Notre-Dame de LourdesRue de la Floraison, 31 |
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Cette réplique libre de la grotte de Lourdes (date inconnue), reproduction de la grotte de Massabielle est datée approximativement de la Première Guerre mondiale .
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Kattekasteel (littéralement le château du chat)Rue du Chant d’Oiseaux, 195 |
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Cette belle villa bourgeoise cossue et son annexe datant de 1909, sont signées par l’architecte Gustave Vanden Bemden pour le compte de monsieur Péruset, le commanditaire. La propriété est située en bordure de la Réserve naturelle du Vogelzangbeek, elle se décline dans un style cottage d’influences anglaise et hollandaise. La propriété fut acquise par la commune d’Anderlecht en 1962 et classée en 1998. Inoccupée depuis 1998, elle fut restaurée et inaugurée en 2024. Détournée de sa fonction première de logement, elle accueille à présent des associations qui contribuent à l’agriculture urbaine locale et durable et à la gestion de la réserve naturelle. Elle doit son nom au petit chat sculpté qui surplombe sa cheminée sur le toit. |
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ElishoutAvenue Emile Gryson |
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"Elishout" ou "bois des Aunes" est le nom original d'un bois appartenant autrefois aux seigneurs d'Aa. La majeure partie du bois d'Elishout a été donnée par les d'Aa à l'abbaye de Forest au début du XIVe siècle. Englobée dans le site du CERIA, la ferme d'Elishout appartient actuellement à la Vlaamse Gemeenschapscommissie (VGC). Ce complexe reste l'un des meilleurs exemples de ce que pouvaient être les grandes fermes d'abbaye des environs de Bruxelles. En savoir plus ? |
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Musée de la MédecineULB - Campus Erasme - Place facultaire - Route de Lennik 808 |
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Le commanditaire le Dr Thierry Appelboom, concepteur et conservateur du futur Musée de la Médecine, fait appel à l’architecte Pierre Lallemand (Art & Build). La première partie en pierre est inaugurée en 1993 et son annexe, en bois, en 1998. Ancrée à Anderlecht, au coeur du campus universitaire d’Érasme (ULB), cette implantation facilite les synergies et les approches interdisciplinaires, notamment grâce aux technologies d’imagerie de pointe de l’hôpital académique.
En savoir plus ? C’est Pierre Lallemand qui explique lors d’une conférence : « Ce bâtiment s’implantant en face de l’auditoire tout en verre de Philippe Samyn, ce musée allait être tout en pierre. Le souhait était d’en faire une épure mathématique aux proportions du carré parfait. Dans le cadre de cette façade on va retrouver une apologie aux nombres. Il y a une fente, trois cercles – dont un ouroboros, le serpent qui se mord la queue, allégorie au fait qu’il se nourrisse de lui-même. Les cinq géométries – l’octaèdre, les deux décaèdres… font que les cinq volumes fondamentaux de la géométrie euclidiennes sont insérés dans la façade et la présence des sept arcanes – odes au nombres premiers d’un à dix. Quelque part, elle a la présence et la volonté d’une pensée maitrisée par l’homme et non pas par Dieu. Une extension nous a été commandée. Celle-ci se trouve en dialogue avec l’auditoire de Samyn et avec notre bâtiment tout de pierre. Ce nouveau bâtiment se trouve à contre-pied avec son contexte le plus proche. Face au verre et à la pierre, il sera de bois. A la fente du musée, une « casquette » saillira, aux dimensions exactes de la fente du premier bâtiment. Et à l’ordonnancement du premier musée, l’aléatoire et l’incertain s’affirment. » |
Anderlechtensia
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| Cercle d’Archéologie, Folklore et Histoire d’Anderlecht
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Quelques architectes d’Anderlecht
Jean-Baptiste Dewin (1873 - 1948)
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| Découvrez l’Art Nouveau géométrique au travers de l’oeuvre de Jean-Baptiste Dewin (1873 – 1948), courant qui fut précurseur de l’Art Déco. Entre 1902 et 1905, cet architecte belge a profondément transformé le paysage de Cureghem en y concevant une 15aine de bâtiments. Marquant une rupture avec les codes esthétiques de l’Art Nouveau, les façades s’épurent et se géométrisent dans une volonté affirmée d’esthétique et de progrès.
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Jules Jacques Van Ysendyck (1836 - 1901)
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| Jules-Jacques Van Ysendyck (1836 – 1901), architecte belge de renom, a laissé une empreinte indélébile à Anderlecht. A la fin du XIXe siècle, il y conçu des édifices publics au charme intemporel comme la Maison communale (1877 – 1879), le Justice de Paix (1897) et l’école flamande de la rue Wayez (B13 – K13). C’est encore lui qui reprend la restauration de la Collégiale Saints-Pierre-et-Guidon à partir de 1879. La 2e moitié du XIXe se veut marquant par un style national moderne résolument propre à la Belgique, ce style sera incarné par le style néo-Renaissance flamande dont Van Ysendyck est un chantre talentueux et incontesté.
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Jacques Cuisinier (1915 – 2000)
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| Figure incontournable de l’architecture belge du XXe siècle, Jacques Cuisinier est l’auteur de l’emblématique immeuble en forme de boomerang surplombant le Parc des Etangs. Situé square Frans Hals, c’est un parfait exemple d’architecture fonctionnelle s’inscrivant dans le courant du « Park system ». Construit sur pilotis, il établit un dialogue harmonieux entre l’architecture et la nature. Ses façades en lignes courbes en béton brut sont caractéristiques du style de cet architecte.
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Jacques Fernand (1886 - 1972 et Maxime Brunfaut (1909 - 2003) |
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| Fernand Brunfaut (1886 – 1972) et son fils Maxime (1909 – 2003) sont des architectes belges engagés socialement. Engagé au Parti Socialiste (mandats de 1911 à 1961), Fernand s’inscrit dans une vision progressiste pour une architecture moderne et fonctionnelle. A partir de 1929, père et fils s’associent et signent les plans du « Bloc Melckmans » (1932) situé dans la cité-jardin de La Roue et de l’« Ancien immeuble de la Prévoyance sociale » (1931 – 1933). Architectes emblématiques de la première moitié du XXe siècle, ils répondent aux enjeux sociaux et architecturaux de leur époque.
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Antoine Courtens (1899 - 1969)
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| Antoine Courtens (1899 – 1969) marié avec Marie-Joséphine Moulart à Anderlecht en 1925 est l’architecte du célèbre CERIA - COOVI. Gagnant d’un concours, Courtens crée le Centre d’enseignement et de recherche dans les industries alimentaires (CERIA - COOVI) à Anderlecht (en collaboration avec Michel, André et Jean Polak). Il y élève son œuvre la plus connue de 1948 à 1956, un vaste complexe emblématique de l’architecture fonctionnaliste des années 1950. Il se distingue par son organisation rationnelle autour d'un plan d'eau.
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Pierre Lallemand (1957)
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| Pierre Lallemand est l’architecte du Musée de la Médecine ULB (Campus Érasme) Extrait de sa conférence « Le Sens Commun Perdu » : « Mes maquettes d’architecture possible sont autant de gammes à la quête poétique de formes nouvelles où la fonction est le prétexte de ces formes et où la forme est une fonction en soi. Indissociables, ils ne sont ni en confrontation, ni en complémentarité, ils ne sont qu’un. Au-delà de l’absence d’un usage quelconque, les tableaux ne sont que l’expression d’un plaisir de l’inutile et pourtant si essentiel. (…) On ne peut s’extraire ni du critère fonctionnel, ni du critère de la beauté et paradoxalement, la beauté qui est un sens commun fait que la laideur d’aujourd’hui porte en elle la beauté de demain. »
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